3 juin 2026

    Cannes 2026 : pourquoi trois films coréens attirent déjà l’attention sur la Croisette

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    Le cinéma coréen s’invite de nouveau au premier plan sur la Croisette. Depuis l’ouverture du Festival de Cannes 2026 le 12 mai, plusieurs productions sud-coréennes se distinguent dans des sections très visibles du programme, de la compétition officielle aux séances de minuit en passant par la Quinzaine des Cinéastes. Pour le public francophone qui suit déjà de près les K-dramas et la pop culture coréenne, cette présence confirme surtout une chose : l’influence culturelle sud-coréenne continue de s’étendre bien au-delà des plateformes de streaming.

    « Hope », le retour coréen au cœur de la compétition

    Le titre le plus exposé est Hope, réalisé par Na Hong-jin. Le film figure en compétition officielle à Cannes 2026, comme le confirme la fiche du festival. Le synopsis dévoilé par l’organisation plante un décor tendu : dans une région isolée, des habitants et des policiers tentent de faire face à une menace qui dégénère en catastrophe de grande ampleur. Le projet attire aussi l’attention par son casting, qui mêle plusieurs visages majeurs du cinéma coréen, comme Hwang Jung-min, Zo In-sung et Hoyeon, à des acteurs internationaux tels que Michael Fassbender, Alicia Vikander et Taylor Russell.

    Pour les observateurs de la scène coréenne, Hope incarne le grand pari auteur-spectacle de cette édition. L’article d’Alt Selection souligne d’ailleurs que sa première mondiale est attendue le 17 mai au Grand Théâtre Lumière, un rendez-vous qui devrait concentrer une bonne partie de l’attention médiatique autour de la délégation coréenne.

    « Colony » mise sur le grand frisson en séance de minuit

    Autre projet très surveillé : Colony (Gun-che) de Yeon Sang-ho, programmé dans la section Midnight Screenings. La page officielle de Cannes présente ce long-métrage comme un thriller de survie centré sur une conférence de biotechnologie qui bascule dans le chaos après la propagation rapide d’un virus mutagène. Parmi les têtes d’affiche annoncées figurent Gianna Jun, Koo Kyo-hwan, Ji Chang-wook et Shin Hyun-been.

    Cette sélection nocturne n’a rien d’anecdotique. Cannes réserve souvent cette case à des œuvres de genre capables de créer un vrai buzz critique et public. Dans le cas de Colony, le nom de Yeon Sang-ho suffit déjà à nourrir les attentes, tant le réalisateur est associé à des récits nerveux où le fantastique sert aussi de révélateur social.

    « Dora » prolonge la présence coréenne à la Quinzaine

    La présence sud-coréenne ne se limite pas à la sélection officielle. À la Quinzaine des Cinéastes, Dora de July Jung a lui aussi été retenu en première mondiale. La fiche de la Quinzaine décrit l’histoire d’une famille retirée au bord de la mer, dont la fille, Dora, souffre d’une maladie mystérieuse ; sa découverte de l’amour déclenche ensuite une force aux conséquences potentiellement dévastatrices. Le casting réunit notamment Kim Do-yeon, Sakura Ando, Saebyeok Song et Choi Won-young.

    Cette sélection confirme la visibilité d’une cinéaste déjà remarquée à Cannes par le passé. Pour les amateurs de cinéma asiatique en France, Dora apparaît comme un titre à suivre de près, d’autant que la Quinzaine joue souvent un rôle important dans la circulation critique des films avant leur sortie plus large.

    Pourquoi cette présence coréenne compte pour le public francophone

    Au-delà de la simple vitrine festivalière, cette triple exposition raconte quelque chose de plus large sur la place de la culture coréenne en France. Les séries, la musique et la beauté coréennes occupent déjà une place solide dans les usages culturels du public francophone. Voir désormais plusieurs films sud-coréens se partager des espaces clés à Cannes renforce ce lien, mais sur un terrain plus cinéphile et plus institutionnel.

    Cela montre aussi la diversité des propositions venues de Corée du Sud : un film de compétition à l’ambition internationale, un thriller de genre taillé pour marquer les séances de minuit et un drame d’auteur porté par la Quinzaine. Ensemble, ces trois œuvres donnent une image plus large du cinéma coréen actuel, loin des étiquettes réductrices et des seuls phénomènes de mode.

    Un enjeu concret pour la diffusion en France

    La visibilité cannoise ne se résume pas à une question d’image. Pour les films asiatiques, un passage remarqué à Cannes peut peser sur la circulation internationale, la curiosité des distributeurs et l’attention des médias généralistes. Dans le cas de Dora, la présence d’un distributeur France mentionné par la Quinzaine renforce déjà l’idée d’un parcours européen structuré. Pour Hope et Colony, l’exposition festivalière peut aussi accélérer l’intérêt des plateformes, des exploitants et des publics qui suivent de plus en plus les créations coréennes en version originale.

    C’est ce lien entre prestige festivalier et circulation populaire qui rend cette actualité particulièrement intéressante pour AsieTV. Elle touche à la fois les cinéphiles, les amateurs de K-culture et un public plus large qui découvre la Corée du Sud par ses récits, ses stars et ses univers visuels.

    Ce qu’il faut surveiller dans les prochains jours

    Dans l’immédiat, l’attention va se porter sur la réception cannoise de Hope, sur le potentiel de buzz de Colony et sur les premiers retours critiques autour de Dora. Les prochains jours diront si cette présence coréenne reste un simple temps fort de programmation ou si elle s’impose comme l’un des vrais récits de Cannes 2026. Pour AsieTV, c’est en tout cas l’un des signaux culturels les plus intéressants du moment pour tous ceux qui suivent l’Asie à travers le cinéma, la création et les nouvelles dynamiques pop.