20 juin 2026

    Japon : les frais de visa vont quintupler à partir du 1er juillet 2026

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    Japon : les frais de visa vont quintupler à partir du 1er juillet 2026

    Première hausse depuis 1978 : visa entrée unique de 3 000 à 15 000 yens, visa entrées multiples de 6 000 à 30 000 yens dès le 1er juillet 2026.

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    Le Japon va multiplier par cinq les frais de ses visas touristiques à compter du 1er juillet 2026. Le visa à entrée unique passera de 3 000 à 15 000 yens (environ 81 €), tandis que le visa à entrées multiples sera porté de 6 000 à 30 000 yens (environ 162 €). Il s’agit de la première revalorisation depuis 1978, soit près d’un demi-siècle de tarifs inchangés.

    La décision a été annoncée vendredi 19 juin 2026 par Toshimitsu Motegi, ministre japonais des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Tokyo. Le gouvernement japonais justifie cette révision par l’évolution des prix et des taux de change depuis la dernière modification des frais de visa en 1978, ainsi que par la volonté de se rapprocher des niveaux pratiqués par les pays du G7.

    Une hausse nette, mais un impact touristique attendu limité

    Concrètement, les nouveaux tarifs s’appliqueront aux demandes déposées à partir du 1er juillet 2026. Pour un visa à entrée unique, le coût sera donc multiplié par cinq : de 3 000 yens (environ 16 €) à 15 000 yens (environ 81 €). Le visa à entrées multiples, qui autorise plusieurs séjours sur sa période de validité, passera pour sa part de 6 000 yens (environ 32 €) à 30 000 yens (environ 162 €).

    Interrogé sur les conséquences possibles de cette hausse, Toshimitsu Motegi a indiqué que le gouvernement ne s’attendait pas à un effet immédiat sur le tourisme entrant. Le Japon reste porté par une forte attractivité internationale, avec une fréquentation touristique en nette reprise ces dernières années. La mesure vise surtout à remettre à niveau des tarifs inchangés depuis 1978, dans un contexte d’inflation et de dépréciation du yen.

    eVISA, JESTA : le virage numérique des formalités d’entrée

    Cette revalorisation s’inscrit dans un mouvement plus large de numérisation des formalités d’entrée au Japon. Le système « Japan eVISA » permet déjà à certains voyageurs soumis à visa de déposer leur demande de visa touristique de court séjour en ligne, lorsque leur nationalité, leur pays de résidence et le motif du voyage sont couverts par le dispositif.

    Les autorités japonaises n’ont pas encore publié de précision distincte sur l’application de la hausse tarifaire aux demandes en ligne, mais les visas électroniques devraient logiquement être concernés, puisqu’ils constituent une modalité numérique de demande de visa et non une catégorie de visa séparée. Cette évolution prépare aussi l’arrivée de JESTA, le futur système japonais d’autorisation de voyage électronique destiné aux visiteurs aujourd’hui exemptés de visa pour les courts séjours. Attendu au cours de l’exercice 2028, JESTA doit permettre de transmettre certaines informations avant le départ, afin de renforcer les contrôles préalables à l’arrivée au Japon.

    Ce qui change concrètement pour partir : les frais de visa japonais n’avaient pas bougé depuis 1978. La revalorisation du 1er juillet 2026 aligne le Japon sur les tarifs pratiqués par d’autres pays du G7 et accompagne la montée en puissance des formalités numériques (eVISA aujourd’hui, JESTA à l’horizon 2028). Pour les voyageurs francophones soumis à visa, l’anticipation devient un point clé : type de visa, coût réel et procédure applicable doivent être vérifiés au moment de la réservation, selon la date de dépôt de la demande.

    Préparer un voyage au Japon cet été

    Pour les voyageurs francophones qui programment un séjour au Japon dans les prochains mois, deux réflexes simples permettent d’éviter les mauvaises surprises. D’abord, vérifier si un visa est nécessaire pour la nationalité du passeport et le motif du voyage, en consultant la page officielle du ministère des Affaires étrangères japonais. Ensuite, anticiper le dépôt de la demande : les nouveaux tarifs s’appliquent aux demandes déposées à partir du 1er juillet 2026, et les ambassades et consulats japonais percevront les frais en monnaie locale selon les règles applicables dans chaque pays, les montants de référence restant toutefois fixés en yens.

    Au-delà du visa, la préparation d’un voyage au Japon en 2026 intègre désormais plusieurs paramètres devenus standard : carte IC mobile (Suica ou PASMO) pour les transports locaux, eSIM régionale pour la connectivité, JR Pass à réserver en amont pour les longues distances, et code Visit Japan Web à présenter aux bornes d’arrivée. Ces éléments, ajoutés à la nouvelle grille tarifaire des visas, dessinent une entrée au Japon plus numérique, plus anticipée, mais lisible pour qui s’y prend tôt.

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