Une cure de sève de bouleau, c’est bon pour quoi ?

Une cure de sève de bouleau, c’est bon pour quoi ?

Sève de bouleau

Une cure de sève de bouleau se fait entre mars et avril. Et ce n’est pas une nouvelle mode : cela se pratique depuis le Moyen Age. Ce serait même très bon pour la santé, en particulier quand notre système immunitaire est affaibli. Quels sont les bienfaits de la sève de bouleau ? En quelle quantité en consommer ? Réponses de Céline Touati, naturopathe et nutrithérapeute.

La sève de bouleau est le liquide chargé d’éléments nutritifs qui circule dans l’arbre. On la récolte au printemps, quand elle remonte des racines aux branches. Pour cela, on fait un petit trou dans le tronc et on insère un tuyau d’où va s’écouler la sève. C’est une eau à la saveur agréable, légèrement boisée et sucrée. On ne la trouve fraîche qu’en mars-avril. Ensuite, elle est soit pasteurisée soit fermentée (elle devient alors plus trouble et plus acidulée). L’idéal est de la choisir bio, locale, fraîche ou fermentée. On y ajoute parfois des extraits de bourgeons (cassis, noisetier, châtaignier…) qui vont apporter une note fruitée tout en renforçant ses atouts.

Recommandée en cure détox

Bien qu’il n’existe pas d’études scientifiques sur le sujet, la sève de bouleau est utilisée depuis le Moyen Age contre les calculs rénaux, les ulcères, l’eczéma ou encore les douleurs articulaires. « Elle est recommandée en cure détox car elle permet à la fois un léger nettoyage de l’organisme par ses propriétés drainantes et une reminéralisation globale par sa richesse en minéraux variés : du calcium et du silicium bons pour les os, du magnésium et du lithium bons pour le moral, du potassium contre l’hypertension, du fer anti-fatigue, du zinc antioxydant… », explique Céline Touati, naturopathe et nutrithérapeute. Non pasteurisée, elle contient en plus de la vitamine C, des enzymes et des ferments bons pour le microbiote intestinal.

Quelles différences avec le jus de bouleau ?

Il ne faut pas confondre la sève, aussi appelée « eau de bouleau », avec le jus de bouleau. Ce dernier est obtenu par décoction des feuilles de bouleau, riches en minéraux et flavonoïdes (antioxydants). Plus concentré, il ne se boit pas tel quel mais dilué dans un grand verre d’eau. Réputé pour stimuler les fonctions d’élimination de l’organisme, il est recommandé en cure de 3 semaines aux changements de saison. « Il est moins intéressant que la sève de bouleau qui est un produit naturel qui n’a pas subi de transformation », note la naturopathe.

Comment la consommer ? Quelles quantités ?

« A raison d’un grand verre de sève de bouleau à jeun le matin pendant 21 jours, qui est la durée moyenne de renouvellement des cellules », indique Céline Touati. Si on fait souvent la cure au printemps, quand la sève fraîche est disponible, il est possible de la faire toute l’année avec de la sève fermentée ou pasteurisée « quand on se sent fatigué, qu’on a une baisse de moral ou quand notre système immunitaire est affaibli, en hiver par exemple », indique la spécialiste. Toutefois, il ne faudra rien en attendre sans une bonne hygiène de vie en parallèle : arrêter le tabac, l’alcool, les produits transformés…

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Source: topsante.com
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