Cuisine Asiatique : Guide Complet des Recettes, Plats et Saveurs

L’effervescence des marchés de nuit de Taipei, les effluves de citronnelle des ruelles de Bangkok, ou encore la précision millimétrée d’un maître sushi à Tokyo : la gastronomie du continent asiatique fascine et invite au voyage. Chercher une cuisine asiatique recette authentique, c’est bien plus que vouloir assembler des ingrédients exotiques ; c’est chercher à recréer chez soi une véritable harmonie de saveurs, de textures et de couleurs. Longtemps perçue comme complexe ou réservée aux restaurants spécialisés, la préparation de ces mets ancestraux s’est largement démocratisée. Aujourd’hui, avec les bons condiments dans ses placards et la compréhension des techniques de base, transformer sa cuisine en véritable izakaya japonais ou en warung indonésien est à la portée de tous. Ce guide magistral a pour vocation de vous accompagner pas à pas dans l’exploration de ces traditions culinaires, en respectant scrupuleusement l’authenticité des produits tout en proposant des alternatives adaptées à toutes les convictions, notamment à travers des options halal rigoureuses.

💡 Key Takeaways

  • L’équilibre des cinq saveurs (salé, sucré, acide, amer, umami) est le pilier fondamental de la gastronomie asiatique.
  • La constitution d’un cellier de base (sauce soja, huile de sésame, vinaigre de riz, pâte de piment) permet de réaliser 80% des plats traditionnels.
  • Les techniques de cuisson rapides, comme le sauté au wok, préservent les nutriments, le croquant des légumes et l’intensité des épices.
  • Chaque pays possède sa signature : la fermentation en Corée, la fraîcheur des herbes au Vietnam, ou la précision de l’umami au Japon.

Introduction à la Gastronomie Asiatique et son Influence Mondiale

La richesse de la gastronomie asiatique réside dans son incroyable diversité. Il est d’ailleurs réducteur de parler d’une seule et unique cuisine asiatique, tant les différences régionales sont marquées par la géographie, le climat et l’histoire. De la route de la soie aux routes maritimes des épices, chaque nation a forgé une identité culinaire puissante qui rayonne aujourd’hui à l’échelle planétaire. Que ce soit à travers notre Cuisine Asiatique : Guide Complet des Recettes, Plats et Saveurs, ou via les innombrables échoppes de street food qui fleurissent dans nos capitales occidentales, l’engouement est indéniable.

Un engouement culinaire sans précédent

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent d’une véritable révolution dans nos habitudes de consommation. Selon une étude menée par Harris Interactive, 25% des Français consomment au moins un plat d’inspiration asiatique chaque semaine. Si les nems et le riz cantonais ont longtemps été les seuls ambassadeurs de cette culture dans l’Hexagone, le palais des Occidentaux s’est considérablement affiné. Nous assistons aujourd’hui à l’émergence de cantines ultra-spécialisées : des échoppes monomaniaques dédiées aux baos taïwanais, aux katsudons croustillants ou aux délicats raviolis vapeur.

Cette fascination dépasse largement le cadre de la simple nutrition. Elle s’inscrit dans un mouvement culturel global où la pop culture (dramas coréens, animes japonais) véhicule l’image d’une nourriture réconfortante, esthétique et conviviale. Les scènes de repas dans les séries asiatiques mettent en lumière des plats fumants qui donnent immédiatement envie de reproduire l’expérience à domicile.

Les grands principes : équilibre, textures et philosophie du Yin et du Yang

Au cœur de la préparation des repas en Asie se trouve la recherche perpétuelle de l’équilibre. Contrairement à la gastronomie occidentale classique qui procède souvent par accumulation de saveurs riches (beurre, crème, fonds de sauce réduits), les chefs asiatiques travaillent sur la tension et le contraste. Le concept du Yin (rafraîchissant, doux, humide) et du Yang (réchauffant, épicé, sec) dicte l’élaboration des menus pour maintenir l’harmonie du corps.

La texture joue un rôle tout aussi fondamental que le goût. Le vocabulaire culinaire asiatique possède des dizaines de termes pour décrire des sensations en bouche qui n’ont pas d’équivalent exact en français : le rebond élastique (le fameux « Q » taïwanais) des perles de tapioca ou des nouilles fraîches, le croustillant aérien d’une panure panko, ou le fondant gélatineux d’un bouillon longuement mijoté. Comprendre ces principes est la première étape pour s’affranchir des recettes figées et commencer à cuisiner à l’instinct.

Les Ingrédients Indispensables pour Réussir Chaque Cuisine Asiatique Recette

Notre selection: Panier vapeur en bambou

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Pour voyager depuis ses fourneaux, l’étape incontournable est la constitution d’un garde-manger spécifique. L’importateur historique Tang Frères, véritable institution en France, propose plus de 11 000 références issues d’une centaine de pays. Si ce choix pléthorique peut intimider le néophyte, il suffit en réalité d’une dizaine de produits essentiels pour débloquer un potentiel culinaire infini. L’avantage majeur est que ces condiments se conservent très longtemps, constituant un investissement durable pour vos futures préparations.

Les condiments de base : le socle de l’assaisonnement

L’assaisonnement en Asie repose sur des piliers fermentés, salés et umami qui remplacent souvent le sel de table traditionnel. Voici les incontournables à posséder :

  • La sauce soja : Elle se décline en plusieurs variétés. La sauce soja claire (light soy sauce) est utilisée pour saler et apporter de l’umami sans trop colorer le plat. La sauce soja foncée (dark soy sauce), plus épaisse et légèrement sucrée, sert principalement à caraméliser et à donner une teinte appétissante aux viandes et aux nouilles. Attention : pour une alimentation halal stricte, il est impératif de vérifier les étiquettes, certaines sauces soja contenant des traces d’alcool résiduel dû à la fermentation. Optez pour des marques certifiées ou des alternatives comme le tamari sans alcool.
  • L’huile de sésame toasté : Contrairement à l’huile de sésame classique utilisée pour la cuisson, la version toastée est un condiment de finition. Quelques gouttes hors du feu suffisent à embaumer un wok, une soupe ou une salade d’un parfum de noisette torréfiée irrésistible.
  • Le vinaigre de riz : Plus doux et moins acide que nos vinaigres de vin, il est essentiel pour assaisonner le riz à sushi, équilibrer une sauce aigre-douce ou réaliser des pickles rapides de légumes.
  • La sauce d’huître (ou alternative végétarienne aux champignons) : Épaisse et sirupeuse, elle apporte une profondeur marine et sucrée-salée indispensable aux sautés de légumes et de viandes.
Astuce de substitution halal : De nombreuses recettes japonaises font appel au mirin (un vin de riz doux) ou au saké. Pour conserver la rondeur et l’acidité sans utiliser d’alcool, mélangez une cuillère à soupe d’eau, une cuillère à café de sucre en poudre et quelques gouttes de jus de citron ou de vinaigre de riz blanc. Cette astuce permet de recréer l’équilibre aromatique nécessaire aux sauces teriyaki ou aux bouillons.

Le matériel incontournable : s’équiper intelligemment

Si la plupart des plats peuvent être réalisés avec une batterie de cuisine standard, quelques ustensiles spécifiques facilitent grandement les manipulations et améliorent le résultat final. Le cuiseur à riz (rice cooker) est sans doute le meilleur investissement possible : il garantit une cuisson parfaite, grain par grain, sans aucune surveillance, libérant ainsi votre esprit pour la préparation des accompagnements.

L’autre maître absolu de la cuisine asiatique est le wok. Sa forme évasée permet de concentrer une chaleur extrême au fond tout en offrant des parois plus tempérées pour repousser les aliments déjà cuits. Maîtriser le wok, c’est maîtriser le « Wok Hei » (le souffle du wok), cette saveur subtilement fumée caractéristique des grands restaurants. Pour en savoir plus sur son entretien et son culottage, n’hésitez pas à consulter notre guide détaillé sur le Wok : Comment Choisir et Utiliser le Meilleur Wok. Enfin, un panier vapeur en bambou, posé sur une casserole d’eau frémissante, vous ouvrira les portes de la cuisine diététique et des fameux dim sum.

Cuisine Japonaise : L’Équilibre Parfait entre Umami et Précision

Notre selection: Kit de fabrication de sushis

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Classée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, la gastronomie japonaise (Washoku) est une ode au respect du produit, à la saisonnalité et à la pureté des goûts. Loin de l’exubérance épicée de ses voisins continentaux, le Japon cultive l’art de la soustraction : comment sublimer un ingrédient avec le minimum d’interventions possible. Cette philosophie repose sur la maîtrise absolue de l’umami, la fameuse cinquième saveur, profonde et savoureuse, qui tapisse le palais.

La quintessence du bouillon et de la street food nippone

Le dashi est le cœur battant de la cuisine japonaise. Ce bouillon clair, traditionnellement réalisé à partir d’algue kombu et de flocons de bonite séchée (katsuobushi), sert de base à la soupe miso, aux sauces pour nouilles et aux plats mijotés. Pour une version végétalienne ou strictement halal (si la bonite fumée pose question quant à son processus de fabrication), un dashi de champignons shiitake séchés et de kombu offre une profondeur umami tout aussi remarquable.

Si les sushis et sashimis représentent la face raffinée de cette gastronomie, le Japon excelle également dans la « B-kyu gurume » (gastronomie de classe B), une street food populaire, réconfortante et accessible. Les Takoyaki (boulettes de pâte au poulpe), les Okonomiyaki (crêpes épaisses au chou) ou encore les Yakitori (brochettes grillées au charbon de bois) sont les stars des festivals d’été (matsuri). Pour explorer ces délices du quotidien, plongez dans notre sélection de 20 Recettes Japonaises Faciles à Faire Chez Soi, qui démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être un maître sushi avec dix ans d’expérience pour se régaler.

Les ramen : l’art du bol fumant adapté à tous

Bol de ramen japonais fumant avec œuf mollet et algue nori
Le ramen, un plat réconfortant qui allie bouillon riche et nouilles fraîches.

Le ramen est devenu une véritable religion gastronomique. Un bol parfait se compose de cinq éléments : le bouillon (soupe), la sauce d’assaisonnement (tare), les nouilles, les huiles aromatiques et les garnitures (toppings). Si le célèbre bouillon Tonkotsu est traditionnellement à base d’os de porc bouillis pendant des heures, il existe des alternatives halal exceptionnelles, appelées Tori Paitan (bouillon blanc de poulet).

En faisant mijoter des carcasses, des ailes et des pattes de poulet (riches en collagène) à gros bouillons pendant plusieurs heures, on obtient un liquide laiteux, riche et onctueux qui n’a rien à envier à son homologue porcin. Assaisonné d’un tare à base de sauce soja sans alcool, d’ail rôti et de gingembre, garni de tranches de poulet rôti (chashu de poulet), de maïs doux, de ciboule et d’un œuf mollet mariné (ajitama), ce bol devient une expérience culinaire inoubliable, respectueuse des préceptes halal tout en restant profondément authentique.

Cuisine Coréenne : Le Royaume de la Fermentation et des Épices

S’il y a bien une gastronomie qui a connu une ascension fulgurante ces dernières années, c’est la cuisine coréenne (K-Food). Portée par la vague Hallyu (l’exportation de la culture pop coréenne), elle se distingue par son caractère bien trempé, ses couleurs rougeoyantes et son utilisation magistrale de la fermentation. En Corée, le repas n’est pas une succession de plats, mais une table couverte d’une multitude de petits bols d’accompagnements (les banchans) qui entourent le riz et la soupe principale, favorisant le partage et la convivialité.

Les fondations de la K-Food : Kimchi et Gochujang

Il est impossible d’évoquer la Corée sans parler du Kimchi. Plus qu’un simple plat, c’est une institution nationale. Ce chou nappa lacto-fermenté, frotté avec une pâte à base de piment en poudre (gochugaru), d’ail, de gingembre et de sauce de poisson, développe avec le temps une acidité complexe, un piquant réchauffant et des probiotiques excellents pour la santé. Le Kimchi se mange tel quel en banchan, mais sert aussi de base puissante pour des ragoûts (Kimchi Jjigae) ou du riz sauté (Kimchi Bokkeumbap).

L’autre pilier aromatique est le Gochujang, une pâte de piment fermentée à base de riz gluant et de soja. Elle apporte une saveur à la fois piquante, sucrée et profondément terrienne. On l’utilise pour mariner les viandes, épaissir les soupes ou créer des sauces d’accompagnement. Lors de l’achat de Gochujang, les consommateurs soucieux du halal doivent lire attentivement les étiquettes, car certains processus de fermentation industriels peuvent générer ou ajouter de l’alcool comme conservateur. Des versions certifiées sans alcool sont désormais disponibles dans les épiceries spécialisées.

Les plats emblématiques à reproduire chez soi

La viande marinée et grillée est une grande spécialité coréenne. Le Bulgogi (littéralement « viande de feu ») consiste à faire mariner de fines tranches de bœuf dans un mélange de sauce soja, d’huile de sésame, d’ail et de poire asiatique (qui agit comme un attendrisseur naturel grâce à ses enzymes). Saisi rapidement à feu très vif, le bœuf caramélise tout en restant incroyablement tendre. Il se déguste souvent en « ssam », enveloppé dans une feuille de salade avec un peu de riz et de pâte ssamjang.

Un autre incontournable, parfait pour écouler des restes de légumes tout en créant une œuvre d’art visuelle, est le bol de riz mélangé. La préparation minutieuse de chaque légume séparément crée une harmonie de textures et de couleurs exceptionnelle. Pour maîtriser ce classique de la gastronomie coréenne, découvrez les secrets du Bibimbap : La Recette Traditionnelle Coréenne. Enfin, pour les amateurs de street food, les Tteokbokki (cylindres de riz moelleux baignant dans une sauce rouge épicée et sucrée) offrent ce fameux rebond sous la dent, une texture addictive qui fait fureur dans les rues de Séoul.

Cuisine Vietnamienne : Fraîcheur, Bouillons et Herbes Aromatiques

Réputée comme l’une des cuisines les plus saines et équilibrées au monde, la gastronomie vietnamienne se démarque par son utilisation abondante d’herbes fraîches, de crudités et de bouillons limpides. Elle se classe d’ailleurs régulièrement dans le peloton de tête des cuisines les plus appréciées d’Asie. L’influence historique de la Chine et de la colonisation française s’y ressent, mais le Vietnam a su forger un répertoire culinaire unique, tout en légèreté, où l’omniprésence du nuoc-mâm (sauce de poisson fermentée) apporte une signature saline incomparable.

L’importance des herbes fraîches et de la légèreté

Au Vietnam, les herbes ne sont pas de simples garnitures décoratives ; elles constituent une composante majeure du plat. La coriandre, la menthe, le basilic thaï (aux notes anisées), la pérille (shiso) ou encore la coriandre longue (ngo gai) sont servies en généreux bouquets au centre de la table. Le convive est invité à déchirer ces herbes avec les doigts pour les intégrer à son bouillon ou les rouler dans des feuilles de salade avec des nems croustillants. Cette abondance végétale apporte une fraîcheur éclatante qui vient contrebalancer la richesse des fritures ou des viandes grillées à la citronnelle.

Poisson cuit à la vapeur avec une sauce soja légère, du gingembre frais et de la coriandre, typique de la cuisine asiatique saine
La cuisson à la vapeur, ici un poisson au gingembre et à la sauce soja, incarne la délicatesse et la légèreté des traditions culinaires asiatiques.

Les rouleaux de printemps (Gỏi cuốn) illustrent parfaitement cette philosophie. Une feuille de riz translucide emprisonne des vermicelles de riz, des crevettes pochées, du poulet, et une profusion d’herbes et de crudités croquantes. Trempés dans une sauce hoisin aux cacahuètes ou une sauce nuoc-mâm aigre-douce, ils constituent une entrée diététique et explosive en bouche.

Soupes et street food : l’héritage d’un savoir-faire ancestral

Soupe Pho vietnamienne traditionnelle au bœuf et herbes fraîches
Le Pho, emblème de la street food vietnamienne, célèbre pour son bouillon parfumé.

Le plat national vietnamien, consommé du petit-déjeuner au dîner, est une soupe de nouilles de riz baignant dans un bouillon d’une clarté et d’une complexité aromatique fascinantes. Le secret de ce bouillon réside dans la torréfaction préalable des oignons et du gingembre, ainsi que dans l’infusion d’épices chaudes (badiane, cannelle, clou de girofle, cardamome noire). Pour réussir ce monument de la gastronomie chez vous, suivez les étapes rigoureuses de notre guide sur le Phở Maison : La Soupe Vietnamienne Légendaire. En version halal, le Phở Bò (au bœuf) ou le Phở Gà (au poulet) sont des classiques absolus, la version au bœuf nécessitant de faire mijoter des os à moelle et de la queue de bœuf pour extraire un maximum de gélatine et de saveur.

L’autre star incontestée qui a conquis le monde entier est le Bánh Mì. Symbole de la fusion franco-vietnamienne, il s’agit d’une baguette à la croûte fine et craquante, garnie de mayonnaise, de pâté, de viandes diverses, de concombres, de coriandre fraîche et de pickles de carottes et radis blanc (Đồ chua). Pour une version halal gourmande, le traditionnel porc rôti ou la mortadelle vietnamienne (Chả lụa) peuvent être remplacés par un succulent poulet grillé à la citronnelle ou des boulettes de bœuf parfumées aux cinq épices. Le contraste entre le pain chaud, la viande savoureuse et les pickles croquants et acidulés en fait l’un des meilleurs sandwichs au monde.

Cuisine Asiatique Recette : L’Explosion des Saveurs en Asie du Sud-Est

Si l’on descend vers le sud du continent, en direction de la Thaïlande, de la Malaisie et de l’Indonésie, la boussole des saveurs s’affole. Le climat tropical offre une profusion d’ingrédients aromatiques intenses : lait de coco, galanga, feuilles de combava, curcuma frais, tamarin et piments oiseaux. La cuisine d’Asie du Sud-Est est une cuisine de mortier et de pilon, où les pâtes d’épices fraîches (les currys ou les rempahs) sont longuement broyées pour libérer leurs huiles essentielles avant d’être revenues dans l’huile.

La magie du sucré, salé, acide et pimenté en Thaïlande

La gastronomie thaïlandaise repose sur un équilibre précaire mais magistral entre quatre piliers gustatifs : le piquant (chili), l’acide (citron vert, tamarin), le salé (sauce de poisson) et le sucré (sucre de palme). Un plat thaï réussi doit faire danser ces quatre éléments sur le palais sans qu’aucun ne prenne l’ascendant définitif sur les autres.

Plat de nouilles de riz sautées au wok avec du poulet, des cacahuètes et du citron vert, une spécialité thaïlandaise
Le Pad Thaï, avec ses nouilles sautées au wok, ses éclats de cacahuètes torréfiées et son trait de citron vert, est l’ambassadeur mondial de la street food thaïlandaise.

L’exemple le plus célèbre de cette harmonie est sans doute le plat national, que vous pouvez apprendre à réaliser à la perfection grâce à notre article dédié au Pad Thaï Maison : La Recette Authentique Thaïlandaise. Dans un wok brûlant, les nouilles de riz plates sont sautées avec des crevettes ou du poulet, des œufs, du tofu ferme, des pousses de soja et de la ciboule thaïe. La sauce, à base de purée de tamarin, de sucre de palme et de nuoc-mâm, vient napper l’ensemble avant d’être parsemée de cacahuètes concassées. C’est une symphonie de textures et de saveurs qui s’exécute en quelques minutes seulement à feu très vif.

Brochettes de poulet mariné et grillé, street food asiatique typique
Les brochettes de poulet satay, marinées dans des épices et du lait de coco puis grillées au charbon, sont un classique indémodable des marchés nocturnes d’Asie du Sud-Est.

Currys, ragoûts et l’art du mijotage indonésien et malaisien

Contrairement aux currys indiens réalisés à partir d’épices sèches en poudre, les currys d’Asie du Sud-Est s’appuient sur des pâtes humides. Le curry vert thaïlandais (Kaeng Khiao Wan) tire sa couleur éclatante des piments verts frais, de la coriandre et des feuilles de basilic doux mixés. Cuit dans un lait de coco riche, il enrobe des morceaux de poulet tendres et des aubergines thaïes croquantes. C’est un plat redoutablement épicé, adouci par l’onctuosité du coco.

Le secret d’un bon curry au lait de coco : Ne secouez pas votre boîte de lait de coco avant de l’ouvrir. Récupérez la crème épaisse sur le dessus et faites-la chauffer dans le wok jusqu’à ce qu’elle « craque » (l’huile se sépare de la crème). C’est dans cette huile de coco pure que vous ferez revenir votre pâte de curry pour en exalter tous les arômes.
Boeuf Rendang, plat mijoté indonésien épicé au lait de coco
Le Bœuf Rendang, joyau de la cuisine indonésienne, nécessite des heures de lente caramélisation dans un bain d’épices et de lait de coco.

En descendant vers l’Indonésie et la Malaisie, on découvre des plats musulmans traditionnels d’une richesse inouïe, par nature 100% halal. Le plat roi est incontestablement le Rendang de bœuf (originaire de Sumatra). Il s’agit d’un ragoût de bœuf cuit extrêmement lentement dans du lait de coco et une pâte d’épices complexe (gingembre, galanga, curcuma, citronnelle, ail, échalotes, piments). La cuisson se poursuit jusqu’à l’évaporation totale du liquide. La viande finit par frire doucement dans l’huile de coco résiduelle et les épices caramélisées, devenant fondante à cœur et intensément parfumée à l’extérieur. Élu à plusieurs reprises « meilleur plat du monde » par des sondages internationaux, le Rendang est l’incarnation de la patience et de la générosité culinaire asiatique.

En maîtrisant chaque cuisine asiatique recette explorée dans ce guide, des bouillons limpides de Hanoï aux woks flamboyants de Bangkok, en passant par les ragoûts réconfortants de Séoul, vous ouvrez les portes d’un univers infini. N’ayez pas peur de vous lancer, de visiter les épiceries spécialisées pour dénicher la bonne sauce soja ou la citronnelle la plus fraîche, et d’adapter ces plats à vos goûts et vos convictions. La gastronomie d’Asie est généreuse, vivante et pardonne les erreurs pourvu que l’on respecte l’équilibre des saveurs. Il ne vous reste plus qu’à aiguiser votre couteau de chef, faire chauffer votre wok, et laisser la magie des épices opérer dans votre propre cuisine.

Données & Statistiques Clés

  • Un Français sur quatre consomme de la cuisine asiatique chaque semaine (Étude Harris Interactive pour Deliveroo, février 2019).
  • Le Vietnam se classe 6e parmi les cuisines les plus délicieuses d’Asie avec une note de 4,31 (Classement sur 24 pays).
  • L’importateur Tang Frères propose plus de 11 000 produits asiatiques en provenance de plus de 100 pays différents.

Questions fréquentes

Quels sont les ingrédients de base pour commencer à cuisiner asiatique ?

Pour débuter, constituez un petit cellier comprenant : de la sauce soja (claire et foncée), de l’huile de sésame toasté, du vinaigre de riz, de la sauce d’huître (ou alternative végétarienne) et de la pâte de piment (comme le gochujang ou la sriracha). Avec ces cinq condiments, vous pouvez réaliser une grande majorité de marinades et de sauces pour woks.

Comment adapter les recettes asiatiques pour une alimentation strictement halal ?

Remplacez le porc par du poulet (notamment les hauts de cuisses pour le moelleux) ou du bœuf. Pour l’alcool de cuisson (mirin, saké, vin de Shaoxing), utilisez un mélange d’eau, d’un peu de sucre et d’une touche de vinaigre de riz ou de jus de citron. Vérifiez également que vos sauces soja et pâtes fermentées (gochujang, miso) sont certifiées sans alcool résiduel.

Quelle est la différence entre un curry indien et un curry thaïlandais ?

Le curry indien est généralement préparé à partir d’un mélange d’épices sèches torréfiées et réduites en poudre (cumin, coriandre, curcuma). Le curry thaïlandais, en revanche, utilise une pâte humide broyée au pilon, composée d’ingrédients frais comme la citronnelle, le galanga, les piments frais, l’ail et les racines de coriandre, souvent cuite dans du lait de coco.

Faut-il absolument un wok pour faire sauter des nouilles ou du riz ?

Bien que le wok soit idéal grâce à sa forme qui permet une répartition unique de la chaleur et le fameux « Wok Hei » (goût fumé), vous pouvez tout à fait utiliser une grande poêle antiadhésive ou une sauteuse à fond épais. L’essentiel est de maintenir une température très élevée et de ne pas surcharger la poêle pour éviter que les aliments ne bouillent dans leur jus.

Sources & ressources

Sources principales